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L’irrésistible Agatina Mancini à Paris du 16 au 22 Septembre 2009

16 – 22 Septembre 2009

L’irrésistible Agatina Mancini
de Louisa Tourrenc

mise en scène: Werner Büchler

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Église Saint-Merry    76 Rue de la Verrerie 75004 Paris

Spectacle à 21h00 / Durée : 1h20
Mercredi  16 / Jeudi 17 / Vendredi 18 /  Relâche: Sa.19 et Di. 20 /
Lundi 21(spectacle suivi d’un entretien avec l’auteur) / Mardi 22

Prix des places : 10 Euros / Tarif réduit : 6 Euros
Réservations : 01 46 33 43 09


Relations publiquestes : Michèle Dauger  06 63 24 12 43  michele.dauger@wanadoo.fr

Voilà du théâtre qui ose parler avec cocasserie de la maladie d’Alzheimer et de la démence sénile, sans complaisance. Entre une vieille femme et sa fille, il y a l’amour, le passé, l’insoutenable dépendance…et une poésie sonore magique.

Cette pièce qui parle de mourir, vibre d’une éclatante vitalité..

Quasiment nu, maquillé de terre glaise de la tête aux pieds, le corps de la vieille femme se fendille en fragments alors qu’elle projette ses paroles dans un espace démesuré :

« Je déambule. L’hiver approche. L’hiver, mon futur. J’émigre vers la neige et le gel. Bouh! J’ai froid. L’âge de glace. Mes os ne se réchauffent pas. Turlututu, chapeau poin¬tu et rabattu. Quatre saisons, quatre questions… »

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Comédiens :
Frédéric  Odelut (Agatina)

Christine Fink (Nausicaa)

Musique par « La Meute Rieuse »:

Camille Simeray (Accordéon/Chant), Sam Burguière (Bugle/Violon)
WWW.LAMEUTERIEUSE.COM

Conception visuelle et costumes : Werner Büchler
Peintre pour le tableau : Sid Ahmed Chaâbane
Réalisation du panier d’Agatina : Véra Paloc
Lumières : Olivier Rougieux
Production et administration : Séverine Rouzaud / les Objets trouvés

Ce spectacle à été réalisé avec le soutien de la Ville d’Agde.

Drôle de mémoire
« L’irrésitible Agatina Mancini » de Louisa Tourrenc

Agatina, la vieille, se souvient de rien… et de tout, elle confusionne, comme elle dit. Nausicaa, sa fille donne des pilules, torche et lave. Sans jamais tomber dans le pathétique, l’auteur leur donne des paroles insolites et poétiques. La musicalité du  langage riche en trouvailles sonores et en onomatopées n’appartient qu’à cette magicienne du mot : Louisa Tourrenc.  Elle dresse l’inventaire de ces deux cervelles de femmes. Sans tabou, elle fait jaillir l’amour, le passé, l’insoutenable dépendance mutuelle et l’enchaînement au quotidien. Les deux femmes sont entraînées dans une course folle  – irrésistiblement – jusqu’au bord de la vie. Jusqu’à la mort. Mais, tout doit être dit, dans une urgence flamboyante qui illumine littéralement la scène. Les deux comédiens jouent comme d’autres se jètent dans un fleuve : à corps perdu. Nausicaa, la fille, (Christine Fink qui vient du « FestSpielHaus » à Munich en Allemagne) sait être silencieuse, longuement, comme résorbé par des gestes obligés et par les délires de cette vieille qu’elle sert avec humilité… avant de se déchaîner. Agatina Mancini, la mère, (Frédéric Odelut, comédien burlesque qui vient de Toulouse) donne corps à cette lutte dernière. C’est une véritable performance pour le comédien : quasiment nu, maquillé de terre glaise de la tête aux pieds, son corps se fendille en fragments et ses petits pas propulsent une parole désordonnée dans un espace démesuré. La Musique (La Meute Rieuse), « surligne » en quelque sorte des actes quotidiens avec des sonorités populaires et leur confère une légèreté inattendue et festive. Une tasse de thé avec son nuage de lait est transfigurée en l’essence même de la joie de vivre. Ici tout est instant. Car, cette étrange pièce qui parle de mourir, vibre d’une éclatante vitalité.

Werner Büchler (metteur en scène)

agatinacouche.jpg Frédéric Odelut dans « Agatina Mancini »

« L’irrésistible Agatina Mancini »

Les créateurs et interprètes du spectacle dans de brefs CV :

Louisa Tourrenc (auteur de la pièce)
Études de lettres et de germanistique à Paris-Sorbonne. Diplôme de danse à la Folkwangschule (Essen, Allemagne).
Fondatrice d’une compagnie et d’une école de danse: Eschberg-Tanztheater (Sarbruck, Allemagne). Chorégraphe pour l’Opéra de Sarbruck le Tanzforum de Cologne, le Ballet-Théâtre de Stuttgart. Elle enseigne la danse néo-classique et contemporaine (Allemagne, Avignon, Barcelone…) puis s’initie au théâtre Nô à Kyoto, Japon.
Après les années parisiennes, elle est à l’étranger (Maroc, Allemagne), maintenant elle vit à Montpellier où elle se consacre à l’écriture, poésie et théâtre.

Werner Büchler (metteur en scène)
Études de danse-théâtre, scénographie et arts plastiques à Zurich et Paris.
Peintre et homme de théâtre, il partage son temps entre Paris et Agde. Comme metteur en scène, il a monté une trentaine de spectacles de danse-théâtre, théâtre, théâtre musical, opéras et de théâtre de rue. (Opéras de Nantes et Bordeaux, Théâtre des Champs Elysée et de la Porte St. Martin à Paris, Opéra de Massy, Festivals d’Avignon et d’Aurillac… )
Depuis dix ans, il mène une vaste action autour d’un théâtre interdisciplinaire. Avec sa Cie. « Les Objets trouvés », il organise des ateliers et monte des spectacles: La Famine des Cannibales, Les Futiles, Une Nuit d’Été, (Don Juan), L’irrésistible Agatina Mancini, Merveilleuse ! (la vie), Jeux de Foire.

Frédéric Odelut (comédien)

Il a commencé avec le théâtre de rue, puis – il y 10 ans – il co-fonde la Cie. « Marche ou Rêve »qui mélange des spectacles exigeants pour jeune publique, Clown et Arts du Cirque. Toute sa famille – avec ses trois enfants – est impliquée dans cette démarche théâtrale. C’est à partir de Toulouse que leurs spectacles rayonnent sur toute la France. Le rôle-performance d’Agatina Mancini est un défi et un plaisir pour ce comédien singulier qui conçoit son métier comme une aventure.

Christine Fink (comédienne)
Sa formation, très complète, est aussi bien universitaire (lettres modernes et spectacle vivant – Jeu théâtral et Pédagogie) que puisée dans des formations multiples (danse créative, voix, respiration, théâtre du mouvement), puis l’école Internationale de Théâtre Jacques Lecoq à Paris. À Munich (Allemagne),  où elle vit elle a joué sur des scènes nationales ainsi qu’en Pologne… Elle a déjà écrit plusieurs pièces et joué certaines. Ce spectacle est le premier qu’elle joue en français.

Camille Simeray  (Accordéon / Voix) et Sam Burguière (Bugle / Violon)
« La Meute rieuse » WWW.LAMEUTERIEUSE.COM
est issue d’une rencontre en 2003. Ce sont deux mondes musicalement différents qui s’attirent: le conservatoire et l’école de la rue s’amusent ensemble. C’est un duo d’abord, mais depuis « la Meute » s’est enrichie de deux autres musiciens. Ils aiment jouer dans la rue, tard dans les bars et aussi pour les courses de vélo… Curieux, le groupe est attiré par le théâtre, le clown, ou, comme cette fois-ci, le spectacle contemporain.. leur univers de prédilection: les chansons « à texte ».

Sid Ahmed Chaâbane (peintre)Né à Oran. Études a l’École des Beaux-Arts d’Oran puis à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts d’Alger (décoration plane, peinture, sculpture, céramique) Diplôme de fin d’études sur les graffiti algérois, major de promotion. Expositions à Oran, Alger, Moscou, Montpellier, Aix-en Provence, Marseille, Paris, Agde.
Après Paris, il vit à Montpellier où il a son atelier de peinture.
nausicaalestorchonss.jpg Christine Fink dans « Nausicaa »
« L’irrésistible Agatina Mancini »,
deux réactions d’écrivains  :

Ludovic Hary :
J’ai lu Agatina Mancini. La langue m’a paru d’une puissante oralité, frappée d’oxymores (« bien grassouillette et attristée », ici une expansion du corps, là un rétrécissement d’âme). Cette charge d’onomatopées m’a beaucoup plu, où la vieillesse, énergique, rejoint le babil de l’enfant : « taf taf taf, je cahin cahane », « tan tan », « faut faire caca ».
« Je confusionne comme « on » dit. Qui est « on » ? On ne sait pas, dit la verveine » : c’est génial !
L’alternance des voix (Agatina / Nausicaa) est d’autant plus frappante que l’une et l’autre fusionnent mimétiquement : « faites la crever, faites la vivre encore un peu », dit Nausicaa (p 4) ; « faites-moi crever, faites moi vivre », dit Agatina (p 5). Peut-être Agatina se parle t elle à elle-même ? J’aime quand le sens d’une oeuvre est ouvert.
La fin, toute aérienne, lumineuse et cosmique, évite magnifiquement le dramatique.
Peut-être quelques ralentissements de rythme ça et là, mais je trouve l’ensemble vraiment superbe, merci pour cette découverte !

(Ludovic Hary : « sous la vitesse » / Gallimard / Verticales – phase deux 2008)


Dominique Silvestre :

« L’irrésistible Agatina Mancini » Un spectacle de Werner  Büchler (mise en scène) très très réussi, un texte étonnant d’une femme étonnante… Louisa Tourrenc.
Deux acteurs exigeants, deux musiciens jeunes et inspirés, bugle, violon et
accordéon, dans une mise en scène épurée, un sujet de tragédie grecque : la
vieillesse d’un personnage qui enchaîne quelqu’un dans la fatalité de la
décrépitude et de la mort.
L’esprit voyage, manipule, retombe en enfance, etc. etc.
Mais la vision s’élargit, c’est l’assujettissement lié à la vie même,
la musique joue sur plusieurs registres à la fois femmes antiques, choeur,
sonorités à la Nino Rota, joyeuses, nostalgiques…

(Dominique Silvestre : « Chroniques du Square » / Éditions du Corbeau)

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